Le modèle politique parfait selon Platon est l'Aristocratie. C'est le règne des philosophes, des sages, des meilleurs pour le bien commun. Ce schéma idéal veut que le peuple soit protégé à l'ombre des géants.
Il définit ensuite quatre autres modèles imparfaits qui sont la Timocratie, régime fondé sur l'honneur (la valeur), l'Oligarchie, régime fondé sur les richesses, la Démocratie régime fondé sur l'égalité, la Tyrannie, régime fondé sur le désir.
Nous vivons aujourd'hui à l'ombre des
nains et de leur tyrannie. Une tyrannie qui va se renforcer très rapidement, puisque se croisent, dans un aveuglement général, les attaques contre notre liberté tant au niveau mondial, qu'européen et national. Lorsque les Français élisent le communautariste Sarkozy, l'Union européenne s'occupe d'une législation contre le racisme et l'homophobie _ cherchant à faire taire toute critique contre la décadence de nos sociétés _ et l'élite des Etats Unis appuie la candidature de la Turquie pour son entrée dans l'Europe tout en cauchemardant sur une éventuelle alliance avec la Russie, européenne elle.
Nous avons depuis longtemps quitté un moment historique qui faisait croire à une apparence de démocratie. Les sens sont devenus les démiurges, les moyens utiles au système et à ses maîtres pour écraser les peuples. Ce piètre spectacle nous éloigne de l'homme civilisé arraché de sa condition animale.
Mal manger, trop voir dans une misère du désir tiennent l'ensemble de cette masse difforme, consumériste et dépourvue d'horizon civilisationnel. Une populace sans ce fumeux désir d'avenir, dépourvue d'un sain égoïsme familial, sans l’objectif supérieur visant à une amélioration des conditions à venir de leurs enfants et descendants. Ces humains qui se ressemblent survivent dans la crainte du lendemain. La maxime Beati Pauperes Spiritu (1) n'est plus vraie.
La Tyrannie en 2008 est facile, il y règne d'arrogants et incultes démagogues d’autant plus vaniteux qu’ils sont médiocres, savamment aidés par des experts en communication. L'idéologie imposée par ce système entraîne une régression sans précédent du genre humain réduit à l’état végétatif de la consommation matérielle et sexuelle, misérable pour la plupart. L’insatisfaction perpétuelle engendrée par toutes les formes de publicité ne cesse de faire reculer les limites du désir jamais rassasié d’où la détresse profonde des individus incapables de maîtriser les plus viles pulsions qui leur sont proposées comme unique horizon tout en leur enlevant leur réflexe de survie, Odi profanum vulgus (2)
Il est permis de s’interroger en se cantonnant au monde occidental, si le serf du 12ème siècle [Siècle de grande prospérité avec un climat en Europe très propice : il faisait plus chaud qu’aujourd’hui ! (3)] n’était pas plus heureux, dans son univers matériel, nul à nos yeux, mais ouvert sur un monde où le merveilleux était palpable dans un quotidien illuminé par une foi sereine que nous sommes incapables de comprendre. La possibilité de lever les yeux pour rendre grâce devant la beauté de la voûte des cieux valait peut-être bien le bonheur de remplir tous les vendredis soir, son caddie à l’hypermarché avec tous les « trucs » indispensables.
Les sens, toujours les sens... La multitude est réduite à l'animalité anxieuse. Les femmes et les hommes s'éloignent un peu plus du bonheur, aveuglés et abrutis par le mensonge égalitariste qui a tant fait baisser le niveau général des élites et du peuple en la défaveur des plus faibles. Guillaume Faye l'a bien exprimé : "Paradoxalement, l'égalitarisme anti-sélection de Mai 68 est une des causes actuelles de l"'exclusion" (4).
En plagiant imparfaitement le philosophe Plotin (5) on peut dire que pour se rapprocher de l'état du bonheur il suffirait de "bien vivre". Intelligenti pauca (6). Or nous vivons mal, voire très mal. L'illusion de la sécurité matérielle en plus. Nous sommes vraiment éloignés du modèle "gentleman farmer" si bien illustré par la vie des Hobbits que Tolkien dépeint dans "Le Seigneur des Anneaux".
Si nous ne cherchons pas à redevenir des paysans tranquilles, notre société post démocratique nous écarte ainsi du bonheur. Un bonheur potentiel en ce sens que l'hétérogénéité de notre société en terme ethnique, culturel et religieux provoque naturellement des inégalités, des frustrations qui préparent le terrain belliqueux. L'insécurité physique et sociale, savamment orchestrée, permettant le réflexe populaire de s'abriter au plus près du premier tyran parvenu.
Après le désenchantement du monde, le nihilisme européen voici venu le temps de l'esclavagisme volontaire. Le "vote utile" en est l'excellente illustration. L'électeur est une sorte de lapin condamné qui en traversant la route démocratique a les yeux figés sur les lumières des phares. C'est l'expression d'une peur animale qui, syndrome de Stockholm en sus, détourne les citoyens de ceux qui veulent vraiment les défendre. Chamfort l'a très bien exprimé :"En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent le tocsin."
Sarkozy a fait parti du personnel de l'abattoir. Il a juste changé la décoration et les gens s'y engouffrent avec joie. Les masses préfèrent l'usurpateur. Mais son temps sera compté, ses actions jugées à la loupe.
C'est la raison pour laquelle nous ne devons rien céder sur nos principes et bien au contraire nous reprendre, nous ressaisir, nous ressourcer pour rester LIBRES !
Ad Augusta per Augusta (7) , Nous aurons à combattre dignement, sous les coups, les plus tordus, les plus indignes par les plus infâmes. Pour un véritable "Ordre juste", expression si bien détournée par les experts de Madame Royal.
La LIBERTÉ dans cet ordre juste, doit être la seule raison de notre engagement.
Les hommes qualifiés aujourd'hui d'extrémistes le sont aux yeux du système uniquement parce qu'ils refusent de croire en la mort des idées. Leur conception de la vie ne se limite pas à la télévision, le supermarché et des vacances last minute. Ils ont un idéal qui dépasse en fait le vœu aristocratique C'est une forme qui dépasse aussi l'anarchisme noble c'est à dire un idéal politique qui conçoit de développer une société sans domination, où les individus coopèrent librement.
Ils considèrent en tant qu'êtres conscients, éduqués et désireux de justice, capables d'auto discipline pour le bien commun et sans la crainte du bâton, que si tous les hommes étaient à leur image, la société pourrait être bonne et fonctionner de façon harmonieuse. Société méliorative, plus homogène où existerait la recherche d'un équilibre des devoirs et des droits, d'un équilibre des besoins Là se trouve la véritable écologie.
Cet idéal suggèrerait, en ces temps des masses, que chaque être humain possèderait la connaissance nécessaire à le rendre autonome dans l'accomplissement d'une harmonie sociale absolue. Intelligenti pauca une fois encore. C'est le but de façade affiché par les mondialistes qui connaissant la nature humaine exploitent le sentiment d'espoir pour asseoir leur domination.
D'autres pensent que cet idéal est impossible à atteindre du fait de l'égalitarisme. Je pense qu'il l'est du fait même de l'inégalité naturelle, cruelle certes pour les faibles d'esprit, entre les hommes pour bien des causes : Biologiques, sociales, culturelles... Une inégalité nécessaire qu'il faut accepter. Il y a toujours plus fort ou plus intelligent, meilleur que soi même.
Ainsi, si tous les hommes avaient une connaissance suffisante nous pourrions peut être nous passer de la démocratie, détruire la tyrannie actuelle. Mais c'est aussi sans compter sur les méchantes âmes de certains forts.
Les anarchistes, pour la plupart incultes, comprendraient de quoi il s'agit s'ils n'étaient issus de l'école contemporaine qui hélas, fabrique des âmes perdues, des êtres déboussolés en série industrielle ou s'ils n'étaient les serviteurs d'une idéologie à l'esprit si petit bourgeois, vengeur et intellectuellement inférieur qu'est le communisme.
Alors le système parfait n'existe pas ?
Ce que nous pouvons affirmer c'est qu'il y eut des périodes plus heureuses et moins barbares. Lorsque le fils de Périclès demande à Socrate ce que les Athéniens doivent faire pour recouvrer leur ancienne vertu. « Ils n’ont, dit Socrate, qu’à étudier les mœurs de leurs ancêtres et à se conduire comme eux..."
Si nous ne voulons pas finir comme Léonidas et ses braves au moins rappelons nous au souvenir de Xénophon, l'élève de Socrate, et de toute l'élite de l’Attique, qui pour la majorité préconisaient les vertus Spartiates.
"Il faut réellement être ce que l'on veut paraître" (8)
Ce qu'il nous est permit de croire, ce qu'il nous est possible d'atteindre, aux frontières de l'aristocratie nous l'obtiendrons en maintenant nos positions, nos valeurs. En rétablissement la récompense par le mérite. En éduquant autrement, en inculquant la responsabilité sans l'arrogance, l'autorité sans l'injustice. Ce qui nous mènerait à un fonctionnement proche du moins mauvais des systèmes politiques, telle la "Timocratie" ou quelque chose d'approchant...
nous savons ce qu'il nous reste à accomplir pour provoquer le réveil des géants !
Louis N
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[1] "Heureux les pauvres d'esprit"
[2] "Je déteste la foule vulgaire"
[3] "L'Optimum médiéval". 10è au 12è siècle : Les Viking cultivaient des céréales au Groenland.
[4] L'Archéofuturisme, 1998, éditions l'Aencre
[5] Ennéade I, 4
[6] "A qui sait comprendre, peu de mots suffisent"
[7] " A des résultats grandioses par des voies étroites "
[8] Xénophon, "Les Mémorables", Chapitre VII, Απομνημονευμάτων

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En somme la commémoration de Mai 68 en 2008 réunit dans la même ferveur nostalgique gaullistes et antigaullistes. Fin de la dispute.
IL faut signaler qu'ils n'étaient que des
en 1968 !!!
Maintenant il est trop tard

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Je tiens aujourd'hui à remercier Christian L qui m'a offert les souvenirs de son Frère mort très jeune, responsable à l'époque du Mouvement ORDRE NOUVEAU à Châteauroux et professeur de philosophie au lycée Jean Giraudoux.
Alain Robert commence par adhérer à la Fédération des étudiants nationalistes, et gère la section parisenne en compagnie de Gérard Longuet et d'Alain Madelin[1]. En 1964, il adhère au mouvement Occident aux côtés de Philippe Asselin, Pierre Barroux, Christian de Bongain (Xavier Raufer), François Brigneau, Patrick Devedjian, Gérard Longuet et Alain Madelin. À partir de juin 1966, après avoir soutenu la candidature de Jean-Louis Tixier-Vignancour, il fait partie des dix membres du nouveau « secrétariat central » du mouvement[2].
Après la dissolution d’Occident en 1969, il constitue l'équipe dirigeante d'Ordre nouveau. En 1972, il crée avec François Brigneau, le Front national en demandant à Jean-Marie Le Pen à l'époque gérant de la SERP. (société d'édition de disques) de se joindre à eux afin de prendre le poste de Président. Il occupe alors le poste de secrétaire général du FN. En septembre 1973, il crée la revue Faire Front avec Pascal Gauchon et les Comités faire front avec Brigneau. La même année, Jean-Marie Le Pen le remplace par Dominique Chaboche au poste de secrétaire général de son parti.
À la fin de 1973, il y a en fait deux FN : l’un est présidé par Le Pen et l’autre est dirigé par Robert, celui-ci représente alors l'aile jeune et nationaliste du FN. L’affaire est porté devant les tribunaux et l’actuel chef du FN gagne sa cause, ce qui l’autorise à se revendiquer de l’étiquette FN[3].
À la suite de ce différend, il fonde le Parti des forces nouvelles (PFN) avec Pascal Gauchon. En 1974, il participe activement aux côtés d’Hubert BASSOT, à la campagne présidentielle de Valéry Giscard d'Estaing. En 1977, il s'engage dans la campagne pour la Mairie de Paris aux côtés de Roger Romani, Marie-France Garaud et Charles Pasqua.
En 1981, Robert rejoint le Centre national des indépendants et paysans (CNIP, droite libérale) dirigé par Philippe Malaud, Raymond Bourgine et Michel Junot. Il en devient le Secrétaire Général adjoint[4].
Ami de très longue date de Charles Pasqua, il mène ensuite une carrière au sein du RPR puis de l'UMP. Il sera longtemps secrétaire général du Mouvement national des élus locaux puis candidat à de nombreuses reprises sous les couleurs du RPR puis de l'UMP.
Il se présente aux élections législatives à Aulnay-sous-Bois/Blanc Mesnil, en 1981, investi par l’Union RPR-UDF-CNIP. Il est élu en 1983 conseiller municipal du Blanc-Mesnil (93).
Il est cofondateur de « Solidarité Liberté » avec Alice Saunier-Seïté, Charles Pasqua, Alain Griotteray, Jacques Médecin, Raymond Bourgine en 1984. L'année suivante, il est élu conseiller général RPR-CNIP à Montreuil (93) dans le canton de Jacques Duclos.
En 1986, il est élu conseiller régional d’Île-de-France RPR-CNIP et nommé au cabinet de Robert Pandraud, au ministère de l'Intérieur puis au cabinet de Charles Pasqua. Il adhère au RPR, il est nommé Secrétaire national à la formation en 1987.
Puis il participe activement, aux côtés de Franck Borotra à la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 1988.
En 1989 Alain Robert devient Secrétaire Général du MNEL, présidé par Jean-François Pintat puis par Alice Saunier-Seïté. Il en est toujours le Secrétaire Général, sous la présidence d'André Santini.
Lors des élections régionales de 1992, il est réélu conseiller régional d'Île-de-France (RPR) et entre au Cabinet de Charles PASQUA ministre d’État, ministre de l’Intérieur. En 1993 il est candidat d’union RPR/UDF aux élections législatives de Bagneux-Montrouge-Malakoff (92).
En 1994 Alain Robert est nommé par le Premier ministre Édouard Balladur, membre du Conseil Économique et Social, comme Personnalité Qualifiée. L'année suivante, il est élu conseiller municipal de Bagneux (1995). Il fait partie du cabinet de Charles Pasqua, président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, en 1996 et participe à la création du RPF, dont il est membre du Bureau Politique et candidat sur sa liste aux élections européennes de 1999.
En 2004 il entre au Conseil national de l'UMP. En 2005 il devient membre du Bureau des Réformateurs.
Je n'ai pas de leçons à recevoir
40 ANS APRES LE HAMAS EST DANS LES RUES DE PARIS
On ferme le banc. La messe est dite.