"Calme", "mesurée", "diplomate", "à l’écoute"… Chez les ONG de défense des droits de l’Homme, le nom de la Gambienne Fatou Bensouda, qui devrait succéder en juin prochain à Luis Moreno-Ocampo au poste de procureur de la Cour pénale internationale (CPI), provoque un concert d’éloges. Des critiques dithyrambiques que les quelques voix discordantes qui estiment qu’elle ne possède pas assez de compétences juridiques pour une telle fonction ne parviennent pas à ternir. [...]
Les pays membres de la CPI l’ont d’ailleurs désignée le 1er décembre unique candidate à la succession de Luis Moreno-Ocampo parmi la cinquantaine de noms qui circulaient. Une nomination qui n’est pas encore actée, mais qui devrait vraisemblablement être approuvée le 12 décembre lors de l’élection de l’Assemblée des États partie, - les 119 États qui ont ratifié le statut de la Cour pénale internationale. [...]
Un portrait que nuance pourtant sensiblement l’une de ses anciennes collaboratrices de la division des poursuites de la CPI, qui souhaite garder l’anonymat. [...] "Quand je travaillais avec elle, elle avait tendance à fuir ses responsabilités dans les moments de crise alors que son rôle aurait été de remettre de l’ordre. Ce n’est pas quelqu’un de solide. À mon sens, elle est trop lisse pour pouvoir assumer la fonction de procureur." [...]
Mais dans le contexte géopolitique actuel, Fatou Bensouda, quels que soient ses qualités et ses défauts, possède un atout majeur : celui d'être africaine. "Il y avait une opinion largement partagée sur le fait que le prochain procureur devait être originaire d'Afrique", affirme ainsi Christian Wenaweser, l'ambassadeur du Liechtenstein à l'ONU, qui préside le processus de sélection du procureur.
Sur ce continent en effet, la Cour pénale internationale n’a pas toujours bonne presse. Elle est accusée d’incarner une justice néocolonialiste : celle des Blancs sur les Noirs. C'est pourquoi Ali Ouattara veut croire que la nomination d’une Africaine à la CPI permettrait d'apaiser les relations tendues entre la Cour et les pays d’Afrique. "Bensouda apportera un peu de légitimité à la CPI en Afrique. C’est un message fort qui est envoyé aux Africains, estime-t-il. [...]
Un optimisme que Lovemore Madhuku, professeur de droit constitutionnel à l’Université de Harare, ne partage pas. "Ce n’est pas une question de nationalité, rétorque-t-il. Dans toutes les institutions où il y a l’Occident développé et les pays africains, les rapports seront toujours faussés". [...]












Chacun, grâce aux médias, n'ignore pas qu'il existe une caste, celle de nos élus, qui bénéficie de privilèges exorbitants. Pour s'en rendre compte très précisément, je recommande de consulter le numéro de décembre 2010 du "Cri du contribuable" dont le titre est : "NOS ELUS VIVENT COMME DES PRINCES". Vous apprendrez ce qu'ils nous coûtent à cause d'effectifs pléthoriques, de cumuls de mandats, d'appartements, voitures, voyages,






