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14.03.2008

Premières impressions

139382149.jpgFinalement le spectacle de ces municipales n’a pas été aussi grand guignolesque qu’on l’eût souhaité. Pas de raz-de-marée de la gauche comme on nous l’avait promis, pas de catastrophe majeure à droite non plus. Les Français sont des gens raisonnables, par toutatis.
On notera cependant la disparition du Front national – pas assez radicale à notre goût – et son remplacement par le Modem de l’autre frapadingue, François Bayrou dont l’avenir est plus à gauche qu’à droite. Il semble bien que Bayrou ait d’ailleurs pour vocation de demeurer le cul entre deux chaises, sauf que l’on ne peut jouer trop longtemps sur le registre un coup par-ci, un coup par-là. N’oublions jamais que Bayrou est une vieille raclure de CDS, ces enfoirés de chrétiens de gauche, dont le sigle avait pour signification non pas Centre des démocrates sociaux, mais Comment Devenir Socialiste !
Pour ce qui est du second tour donc, seules quelques petites choses seraient susceptibles de venir nous titiller agréablement la prostate : la défaite de Bayrou à Pau, celle de Gaudin à Marseille. Perben, cet ahuri heureux, s’est fait tarter à Lyon par le bien fade Gérard Collomb dont la qualité première est de ne gêner personne. D’où sa réélection dans un fauteuil.
A Paris, la victoire assurée de l’inverti invertébré me gonfle, mais moins que celle de la pintade à roulettes qui, si elle avait été élue, nous aurait rameuté tout le ban et l’arrière ban du chiraquisme. A ce sujet d’ailleurs, espérons que Philippe Meyer va se maintenir, dans le 5ème arrondissement avec son Modem, pour faire échec au clan Tibéri.
Dans le 15ème aussi, la défaite d’un Goujon nous conviendrait. Non que la mère Hidalgo soit un phare de l’humanité souffrante, mais ça mettrait un terme au gaullisme communal de l’arrondissement.
Bref, la semaine prochaine, comme vous pourrez le constater, droite et gauche seront satisfaites de leurs résultats.
Sauf que la gauche n’existe plus et que seuls demeurent les prébendiers, les gonzes qui marchent à l’esbroufe et… Ségolène. Rien ne saurait les faire sortir de leur léthargie métaphysique.
La droite n’est pas mieux lotie et je dirai même qu’on va franchement rigoler dans les mois qui viennent, car tous ces baltringues vont devoir gérer les délires du nain élyséen qui franchit chaque jour et dans tous les sens, le pont d’Arcole. Au royaume de la connerie, je pense qu’on a pas encore tout vu et ça risque de ruer dans les brancards chez les caciques Umpapa..péïstes. Quand, comment, à quel moment, à quel sujet ? J’en sais franchement rien. Mais ça va finir à la hache !

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