14.01.2009

Minute n°2392 du 14 janvier 2009 : Qu’il soient pour le Hamas ou pour Israël, qu’ils aillent se battre là-bas !

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Qu’il soient pour le Hamas ou pour Israël
Qu’ils aillent se battre là-bas !

 

Les musulmans de France seraient « en colère ». Les juifs de France aussi. Alors dans chaque camp, on manifeste. Parfois pour la paix. Le plus souvent pour des intérêts étrangers. Evidemment, les musulmans sont les plus nombreux. Et les plus vindicatifs. Que ceux qui veulent faire triompher leur cause n’hésitent pas. Un billet d’avion et on leur fournira le paquetage !

Inquiétant ? Oui. Irréversible ? Pas encore mais pas loin. Ainsi que l’a écrit le Bloc identitaire (1) dans un communiqué publié après la première manifestation parisienne de soutien aux Gazaouis le samedi 3 janvier, suivie, le lendemain, de rassemblements favorables à l’Etat d’Israël, « l’offensive terrestre s’est engagée dans les rues de Paris ». Exagéré ? Nullement. Il suffisait de se promener, à ses risques et périls, samedi dernier dans les rues de Paris, de Nice, de Bordeaux ou d’ailleurs, pour constater que, si la rue appartient à celui qui y descend, les artères des villes de France appartiennent désormais à ceux… qui y habitent, révélant parfois leur existence à des autochtones qui se croyaient à l’écart des mouvements migratoires, ou qui n’en sont éloignés que d’une portée de RER.

Prudence dans un pays de guerre civile

« Ils sont chez eux chez nous », disait François Mitterrand ? Plus que jamais. Et c’est la seule question qui compte. Vraiment la seule. Et se réjouir, comme Olivier Besancenot, que « le peuple black-blanc-beur (sic) ne descend pas dans la rue seulement pour les coupes du monde, mais aussi pour être solidaire des Palestiniens », est criminel, car porteur, pire encore, propagateur, démultiplicateur des germes de guerre civile diagnostiqués depuis des décennies par un Jean-Marie Le Pen que l’on traitait de Cassandre apocalyptique. Une guerre civile –formule peut-être impropre en raison de l’attribution à tire-larigot de la nationalité française, à hauteur de plus 100 000 par an depuis un quart de siècle, et de la présence de binationaux que nul n’est capable de dénombrer, mais quel autre terme employer ? – qui fait partie de la nature profonde de la France, ainsi que s’apprête à le développer le journaliste et essayiste Eric Zemmour dans un ouvrage en cours d’écriture, ce qui n’en rend les prémices que plus inquiétants.

Samedi dernier, ce sont, au bas mot, 123 000 personnes (estimation policière) qui ont défilé à travers la France et plus vraisemblablement 200 000, officiellement en solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza et contre les opérations militaires israéliennes, en réalité pour défendre le Hamas, pourfendre le « sionisme » – assimilé en maints endroits au nazisme, comparaison de l’étoile de David et de la croix gammée à l’appui –, brandir des portraits de cheikh Yassine et autres leaders charismatiques sunnites, le tout en brandissant des drapeaux, qui du Hamas, qui de l’Algérie, du Maroc ou de la Tunisie, chauffés à blanc par les images, terribles il faut le dire, diffusées par les chaînes de télévision arabes, qu’ils captent avec des paraboles, comme Al-Manar ou Al-Jazira, et que les chaînes de télévision françaises n’ont pas voulu reprendre, de sorte que celles-ci sont assimilées à des vecteurs de la propagande sioniste et, avec elles, la France dans son ensemble – et les Français qui s’en satisfont.

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SOURCE : http://fr.novopress.info

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