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21/12/2012

Châteauroux : Les syndicats refusent de se soumettre à une décision de justice.


cgt bridge 011.JPGLes syndicats, sous la mandature du précédent maire PS, étaient logés gratuitement, charges comprises. La municipalité actuelle UMP leur demande de payer les charges des locaux occupés à titre gracieux. Ce que refusent les syndicats. Cette obligation semble normale pour au moins deux raisons :

- Les associations autres que syndicales s'y soumettent.

- En période économique difficile tout le monde doit participer à l'effort demandé.

 

La justice, après des procédures qui durent depuis 2003, a donné raison au maire. Tous les recours ayant été épuisés, les syndicats doivent maintenant se soumettre à la décision de justice, c'est-à-dire payer les charges ou quitter les locaux qu'ils occupent pourtant gracieusement. Ils ne veulent ni l'un ni l'autre, courant alors le risque d'une expulsion des lieux.

 

Quelle chance (ou malchance) pour eux, ils ont le soutien de toute la classe politique indrienne de gauche : Les représentants du PS, du Front de Gauche, du NPA... Les 2 députés socialistes se mettent au travail pour porter l'affaire au niveau de l'Assemblée Nationale. Le Ministre Michel Sapin se montre aussi très attentif aux pourvoyeurs de voix de son clan. Chacun y va de son couplet, avantageusement relayé dans la presse locale.

 

Il n'y a pourtant rien dans notre législation qui implique que les syndicats doivent être logés par la collectivité. Le fait qu'ils aient bénéficié de gratuité totale de la part de l'ancien maire PS, et que dans d'autres départements cette faveur se pratique parfois, ne saurait leur donner raison. Usage à une période donnée ne signifie pas obligation pour le futur.

 

En 2007 à Agen, la municipalité a refusé aussi de payer les charges de fonctionnement, le Conseil Général, également. Problèmes de même ordre en 2011 à Troyes... Châteauroux n'est donc pas une exception en la matière. Les plaignants mettent en avant l'argument qu'ils sont au service du "public" et que dans ces conditions ils devraient bénéficier de l'entière gratuité pour les locaux dont la ville est propriétaire.

 

Il y a bien des raisons de ne pas céder à leur revendication même s'ils sont experts dans l'art d'avancer des revendications qui sont souvent loin d'être plausibles.

 

1) D'abord, ils sont loin de représenter la majorité des salariés : avec guère plus de 7% de syndiqués, la France a toujours le plus faible taux de syndicalisation des pays de l'OCDE. En Finlande, le taux atteint plus de 70% !

 

2) Comme on peut s'en rendre compte dans "Les Dossiers du Contribuable" de ce mois-ci, ils ne manquent pas de ressources puisqu'ils perçoivent 5,5 milliards d'euros par an !

Environ 3% seulement proviennent des cotisations des adhérents car 96 à 97 % de leurs ressources viennent pour l'essentiel de l'Etat, des collectivités locales et des entreprises.

Le qualificatif "d'exception française" en la matière peut sans conteste nous être attribué car aucun autre pays ne gaspille autant d'argent pour une aussi faible représentation.

 

3) En suivant les évènements concernant les syndicats de l'Indre, on note qu'ils sont soutenus seulement par la gauche. Un service en vaut un autre : au cours des élections il est courant d'entendre les syndicalistes inciter à voter dans le sens de ces mêmes soutiens. "La CGT a toujours été le paravent du PC" dixit Alain Dumait. L'absence de neutralité politique de la part des syndicats, que nul ne peut contester, devrait leur enlever tout droit de réclamer toujours plus de la part de tous les français.

 

4) Quand ces mêmes syndicats se prétendent les représentants d'un service public, on ne peut s'empêcher de penser à certaines actions engagées et à leurs conséquences :

 

            - Dans le chapitre des "Dossiers du Contribuable" intitulé "Quand la CGT tue nos emplois", on peut se rendre compte que ce syndicat en "imposant 90 jours de grève a coulé le port de Marseille".

 

           - Les mouvements de grève quasi continus coûtent des milliards d'euros à notre économie nationale.

 

           - Il n'est pas rare que des entreprises sortent exsangues ou déposent le bilan suite à des grèves qui ne concernent même pas leur propre activité.

 

Compte tenu de ces diverses considérations, il n'y a pas lieu de vouloir donner aux syndicats plus de moyens financiers en les dispensant de payer les charges auxquelles ils sont astreints. L'argument des syndicats de Châteauroux comme quoi cela représenterait 100 % de leur budget ne tient pas quand on connaît le "pactole" engrangé par les syndicats sur le plan national. Aux syndicalistes castelroussins de contester (ils ont une grande pratique en la matière) pour réclamer à leurs instances dirigeantes de partager les "sous" qui leur sont si généreusement octroyés!

 

D'autre part la justice leur a donné tort et ils n'ont pas, en refusant de payer ce qu'ils doivent à s'ériger au-dessus des lois, auquel cas ils deviendraient des hors-la-loi. Yvan Rioufol, en parlant des syndicats, dit que c'est "une oligarchie que le pouvoir protège". On se souvient que le gouvernement de Nicolas Sarkozy avait bloqué il y a un an la parution du rapport Perruchot qui parlait de l'argent des syndicats (rapport qu'on peut cependant toujours consulter à l'adresse: www.lecri.fr29621 ). A la veille d'élections, il ne fallait surtout pas parler de la gestion plutôt floue de cet argent ! Toujours la peur de voir bouger les syndicats !

 

Alors, on peut se demander si le pouvoir actuel si faible, saura résister à la tentation d'intervenir dans une décision de justice afin de ne pas mécontenter la classe syndicale qui est loin d'avoir toujours raison.

 

 

Françoise Moulin-Lerat - FN 36

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