30.09.2009

« Le Petit Nicolas » aurait le tort de filmer l’identité de la France

30/09/2009 – 19h30
PARIS (NOVOpress) –
La presse n’est pas tendre avec « Le Petit Nicolas », le film réalisé par Laurent Tirard, au cinéma aujourd’hui. Le long métrage raconte les péripéties d’un écolier, Nicolas et de ses petits camarades dans la France d’après guerre. Un récit tiré de la saga de Sempé et Goscinny. Pourquoi « Le Petit Nicolas » est-il descendu en flammes ? A cause d’une reconstitution trop réaliste de l’identité historique de la France.

Le petit Nicolas - Film

Ainsi, dans Aujourd’hui en France, Marie Sauvion déplore une réalisation tirée « à quatre épingles, beau comme un chromo, propre comme un sou neuf. Une stylisation à la fois dépaysante et dangereuse ». « Dangereux » de rappeler que jusqu’au début des années 1960 la France était composée majoritairement de Français de souche ? La discrimination positive est passée par là. Marie Sauvion y va franco. Le fond du problème c’est que « Le Petit Nicolas s’est arrêté à l’étage défense et illustration du patrimoine ».

Ouest-France semble regretter aussi de ne pas pouvoir réécrire l’histoire : « tous les protagonistes naviguent dans une France de carte postale, un album remis à neuf dans des couleurs pimpantes ». Le même procès avait été fait au film « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » (2001). Filmer l’identité réelle de la France donne de l’urticaire aux obsédés de la société multiraciale. A la sortie du film de Jean-Pierre Jeunet, Serge Kaganski, journaliste à l’hebdomadaire Les Inrockuptibles, avait stigmatisé l’univers « carte postale » d’une France avec très peu de minorités ethniques, qualifiant même le film de « pétainiste ».

Faudrait-il donc effacer l’authenticité de la France et filmer une cour de récréation des années 1960 du « Petit Nicolas » avec plein de petits Rachid, Moussa et Mohamed comme aujourd’hui ? Dans le même temps, au cinéma, dans la publicité, les médias, les sports… le métissage devient la norme désormais. Hier comme aujourd’hui, la propagande en faveur d’une France communautarisée écrase tout sur son passage.


[cc] Novopress.info, 2009, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]

18.04.2009

Katyn : requiem pour un massacre

Katyn, le dernier film d’Andrzej Wajda que la critique libre considère déjà comme l’œuvre majeure du cinéaste polonais Andrzej Wajda, est actuellement visible dans une dizaine de salles en tout et pour tout. Une censure scandaleuse qui démontre qu’en matière culturelle et idéologique, le Mur de Berlin est encore bien debout. L’hebdomadaire Rivarol de cette semaine a publié un excellent article de Patrick LAURENT sur ce film qui retrace le massacre de milliers d’officiers polonais exécutés d’une balle dans la nuque en avril 1940. Un massacre attribué – comme d’autres - par le Tribunal de Nuremberg à l’Allemagne, laquelle en porta pendant des décennies la responsabilité jusqu’à ce qu’en 1990 le Numéro 1 soviétique Mikhaïl Gorbatchev reconnaisse officiellement que ces prisonniers de guerre avaient été fusillés par les services spéciaux du NKVD (l’ancêtre du KGB), au grand dam d’une bonne partie de la gauche ouest-européenne. A lire également sur le même sujet la réplique d’Adam Michnik, ancien cofondateur de Solidarnosc, rédacteur en chef du quotidien Gazeta Wyborcza, à l’assassinat du film par le critique du Monde, le 1er avril. Et à (re)découvrir sur l’objectivité du « quotidien de référence » : Le Monde tel qu’il est de Michel Legris.

Katyn : requiem pour un massacre

 

Image Hosted by ImageShack.us

Dans le domaine du 7e art aussi, il persiste une inégalité flagrante de traitement quand il s’agit d’évoquer les atrocités perpétrées par les deux grands régimes totalitaires du XXe siècle. D’un côté Devoir de Mémoire obligatoire et assourdissant avec flopée de films à l’appui, de l’autre silence gêné et rareté extrême des dénonciations du bolchevisme, « l’hypermnésie du nazisme détournant l’attention de l’amnésie du communisme » selon la belle formule d’Alain Besançon dans son ouvrage Le Malheur du siècle (Fayard). Il y a encore du chemin à faire pour parvenir à la véritable révolution culturelle que constituerait le fait de placer au même niveau d’exécration l’hitlérisme et le stalinisme. Mais il semble que l’on y parvienne tout doucement grâce aux travaux d’historiens non conformistes (entre autres Le Livre Noir du Communisme, sous la direction de Stéphane Courtois) et à des cinéastes intrépides de la trempe du Polonais Andrzej Wajda, 83 ans, dont le 35e long métrage, Katyn, est enfin distribué sur nos écrans après avoir été programmé voici quelques mois en catimini sur une chaîne cinéma de Canal+. Une sortie tardive (et sans doute éphémère) dans un circuit de salles scandaleusement restreint, une quinzaine seulement pour toute la France, qui démontre une fois de plus que s’attaquer directement aux horreurs du communisme reste aujourd’hui encore sujet sensible dans notre beau pays sous influence de la loi du communiste Gayssot pénalisant toute ébauche de discussion des seuls crimes nazis.

(Lire la suite…)

01.03.2009

Cinéma : Gran Torino, un film politiquement incorrect

Après Million dollar baby, Clint Eastwood rejoint de nouveau le devant de la caméra pour sortir un film, Gran Torino. Aujourd’hui âgé de 79 ans, c’est un véritable testament qu’il laisse derrière lui. Et quel testament !

Image Hosted by ImageShack.us Quelque part dans une banlieue américaine, où les vieux pavillons s’alignent le long des petites routes de campagne, vit un vieil homme. Campé par Clint Eastwood, un ancien ouvrier et soldat de la guerre de Corée, Walt Kowalski, assiste à une messe dite en l’honneur de sa femme qui vient de mourir. Debout, drapé dans une triste solennité, il dissimule mal son désarroi. Car sa femme Dorothy, en le laissant veuf, lui enlève également le peu qui lui restait de l’ancien monde dans lequel il a toujours vécu. Cet ancien monde, il ne l’a pas vu partir, et pourtant il ne le voit plus. Tout ce qu’il voit, ce sont ses deux fils, deux hommes balourds qui ont perdu tout respect pour lui, ou sa petite-fille Ashley, l’anneau à la narine, qui préfère la compagnie bruyante et désinvolte de son téléphone portable aux dernières paroles prononcées pour Dorothy.

Walt, devenu une gargouille grimaçante (ce que ses fils ne manquent pas de faire remarquer), est de prime abord un personnage foncièrement antipathique. Il se mêle peu aux gens, reste sur une franche réserve qu’on lui rend de manière plus policée. D’une certaine manière, on le comprend. Lors du repas-buffet qui suit la messe, trois fois plus de gens sont présents, attirés par le fumet du jambon gratuit. Ashley ne s’intéresse à son grand-père que lorsqu’elle voit dans ses biens quelque chose qu’elle pourrait obtenir, ses fils ne savent pas comment le prendre et cherchent à se débarrasser de lui plutôt qu’à le comprendre. Et tout autour de lui, son quartier n’est plus le même. Une famille de l’ethnie asiatique Hmong a emménagé à côté de chez lui, une famille nombreuse, qui lui rend œil pour œil les remarques surannées qu’il a à leur égard. La vieille de la famille le dit d’ailleurs bien ; lorsqu’il la regarde, défiant, sur le pas de sa maison, elle répond dans sa langue maternelle « eh bien, petit Blanc, tous tes pareils ont quitté le quartier ; que fais-tu encore ici ? »

(Lire la suite…)

 

 

Merci qui ?

Merci Clint !

 

3XK1CAYF86P4CAOBK0NRCAV6RBPGCATND01KCA8R1Z7LCAEW4GH9CADYFTJZCALBSVIJCA066O8GCAF93V71CAF2B666CAUUCVXTCAITG1CDCA7QKZP9CAY0NTWYCAWIKEA5CAWB9C42CAVFSPEG.jpgOn nous reproche souvent de ne relever que les mauvaises choses de notre époque et de privilégier nos indignations à nos émerveillements. C’est l’inverse que je vous propose aujourd’hui en vous recommandant par ces temps de crise pas seulement financière de vous payer un tour de Gran Torino. Si vous voulez oublier Lol et autres Cyprien pour voir le meilleur film de ces dix dernières années et donc – pour le moment – du XXIe siècle, foncez sur le dernier Clint Eastwood : il a dégainé son chef-d‘œuvre.

Mon excellent camarade Malpouge (Présent du 26 février) me l’avait dit : « C’est formidable, tu vas aimer. » Il était légèrement en deçà !

A la première image de Gran Torino, on sait déjà que l’on est dans un grand film. Le plan large, magistral, classique de l‘église dans laquelle Walt Kowalski (Clint Eastwood) enterre sa femme est saisissant. Eastwood filme comme personne, c’est un réalisateur remarquable.

Le cinéaste Eastwood a su négocier le virage de la modernité. Mais sans renier ses valeurs. Son film n’est pas daté. Intelligent, sensible, drôle et émouvant, ponctué de dialogues épatants, il balaie les clichés et les certitudes du politiquement correct. Pour dire autre chose. Dans le rôle de ce vétéran de la guerre de Corée, grognon et raciste au langage très coloré, qui va être apprivoisé par ses voisins asiatiques issus du peuple hmong, Eastwood crève littéralement l‘écran. A 79 ans, il est éblouissant. Il se moque avec humour de ses défauts et de son âge, il en joue subtilement, usant de ce qui fit sa réputation caricaturale pour en tirer le meilleur. Et combinant le meilleur de ses qualités d’interprête et de cinéaste. Même les critiques de gauche qui l’ont haï, honni, vomi, du temps de l’Inspecteur Hary ne savent plus que tirer leur chapeau à ncelui qu’ils désignaient comme un « pur produit de l‘époque reaganniene ».

L’esprit du film est excellent, faisant passer plusieurs idées fortes avec une habileté qui fait l’unanimité. Clint Eastwood nous parle de transmission, de rédemption, d’héroïsme, de sacrifice. Autant de notions assez peu à la mode. Des millions de gens ont vu ou iront voir ce film et seront touchés, on ne peut que s’en réjouir. Comment ne pas relever le rôle essentiel du jeune prêtre dans l’histoire, qui résume les questions que se pose aussi Eastwood dans la vraie vie ? Ce cinéma-là, c’est notre culture, c’est notre famille, c’est notre « came » dirait la première dame de France, sauf que justement ce n’est pas du tout la sienne…

CAROLINE PARMENTIER

 

26.02.2009

“Gran Torino”

GRAN TORINO est un film qui raconte l’histoire d’un vétéran de la guerre de Corée (Clint Eastwood) qui résiste face à l’invasion de son quartier. Même si ce film semble rester plutôt bien-pensant, certaines scènes valent leur pesant d’or.

Dans cet extrait, Clint explique fermement à un wigger (Blanc adoptant la sous-culture des ghettos noirs) qu’il ne sera jamais un “bro”, même en déguisement.

SOURCE : http://www.fdesouche.com